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Prix de l'immobilier : flambée ou refroidissement ? Le 6/4/2001
UI - Actus - 6/4/2001 - Prix de l'immobilier : flambée ou refroidissement ?
Fin décembre nous nous demandions s’il fallait se dépêcher ou non d’acheter de l’immobilier, les signes en faveur d’une poursuite de la hausse étant aussi nombreux que ceux en faveur d’un retour au calme. Aujourd’hui, la majorité des pronostiqueurs relayés par la presse prédisent un ralentissement de la hausse, mais il ne concerne ni les grands appartements, ni l’immobilier de prestige, ni les maisons, ni la location, ni certains marchés locaux comme Marseille, Toulouse ou Lille…

Il est vrai que les raisons ne manquent pas de croire à un assagissement du marché, confirmé par le chiffres les plus récents des notaires, et d’abord l’analyse des statistiques comparées des volumes des transactions, des prix, du revenu des acquéreurs et de leur taux de confiance en l’avenir.

Sur une longue période, elles font apparaître deux grandes constantes :

- une grande stabilité du taux d’effort consenti pour le logement : les français n’investissent en moyenne pas plus de trois années de revenus dans leur logement, un peu plus – jusqu’à cinq – pour les bas revenus et un peu moins – deux et demi – pour les plus hauts ; dépassé ce niveau, les acheteurs se raréfient…

- le nombre de transactions augmente avec la confiance dans l’avenir.
Par contre, il est constaté un attrait croissant pour les maisons et les grands appartements, ce qui laisse présager une persistance des tensions du marché de ce type de produits.

Mais il faut aussi compter avec les conditions locales de rareté ou au contraire d’abondance, et les subtiles alchimies de l’image, de la sociologie urbaine et de la mode qui font que les prix divergent d’une ville à l’autre et le plus souvent d’un quartier à l’autre.

Par ailleurs, comme la mesure des tensions sur les grandes lignes de fracture tectoniques ne permet pas de prédire le lieu, la date et l’intensité des tremblements de terre, la constatation de ces tendances pérennes n’exclut pas les accidents de parcours comme la grande hausse des années 80 puis l’effondrement des prix des années 90 !… Il est des emballements totalement imprévus qui, à partir d’un certain stade s’auto-alimentent, jusqu’au retournement, aussi brutal que l’emballement qui l’avait précédé !

Et si ce constat évoque un autre exemple récent, n’est-ce pas parce que l’immobilier comme la bourse doivent être considérés comme des investissements à long terme, qu’il faut pouvoir conserver jusqu’au bon moment de vendre ?…

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